L’ANFPP et ses revendications en suspens

Les agents de l’agence nationale de formation de perfectionnement professionnel (ANFPP), ont tenu une assemblée générale ce 27 février. Objectif de la dite assemblée : rapeller à l’État, les revendications soumises depuis le 14 janvier dernier.

Edmond Hendet Ngadi (Président SYNEPFOP)

S’il est vrai que les vacations réclamées par ces agents ont bien été payées,
deux points jugés cruciaux restent sans suite, dont la non régularisation des situations administratives de plusieurs de ces agents et la léthargie dans laquelle est ancré ce centre.

Un statut quo quant à ces derniers points qui ont nécessité cette nouvelle assemblée. Une réunion qui sonne comme une menace de ces agents, face à un Etat qu’ils disent sourd à leur revendications.
Déjà le 14 janvier, ils avaient entamé un mouvement de grève pour se faire entendre.

Mouvement qui s’était manifesté par la fermeture du portail du complexe Basile ONDIMBA, ce pendant des jours. Dommages collatéraux de l’histoire, étudiants, enseignants et administratifs de l’Institut supérieur de Technologies (IST). Pendant cette période, impossible pour ces derniers de faire cours. Résultat des courses, une rentrée académique retardée et un calendrier bouleversé.

Pourtant le calme était de retour avec le payement des vacations, mais depuis la tutelle reste aphone. Face à ce silence, l’ANFPP a remis les couverts. Promettant au passage de ne pas lever le mouvement, jusqu’à satisfaction totale de leurs revendications.

Autre sujet abordé pendant cette AG, l’annonce du premier Ministre, lors de son discours de politique générale de supprimer les vacations. Si la nouvelle n’alarme pas encore le personnel de l’ANFPP, il dit attendre de pieds fermes sa mise en vigueur. En effet, selon eux, les vacations loin d’être un bonus, comme certaines primes, sont un droit. Une rémunération après un travail réalisé hors année académique.

La preuve, toutes les années n’étant pas sanctionnées par un examen, tous les enseignants n’y ont pas droit.
Tout porte à croire que le mouvement est parti pour se durcir au complexe Basile ONDIMBA et les cours à l’IST, loin de débuter.

 

Récit : SONNY CHRISTIAN

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *