Les démons de décembre

Décembre, ce mois transitif porteur de psychose, est vécu en Afrique et au Gabon sur plusieurs formes. Des faits qui paraissent anodins mais qui aujourd’hui plongent de nombreux ménages dans le chaos et le qui vive sur les plans économique et social.

En parlant du social, la religion n’est pas en marge, surtout chez les adeptes des églises dites de reveil où ledit mois se présente comme un mois au cours duquel « les oeuvres ténébreuses sont en actions et prennent pour appuis, les nombreux cas d’accidents, et de décès qui tendent à augmenter à pareille période ».

Un raisonnement que les passionnés de sciences exactes et de réalisme jugent de banal, pourtant la psychose du mois de décembre semble bien réelle. Dans les espaces publics, les débats s’accentuent désormais sur comment célébrer le 24 et le 31 décembre deux jours particulièrement fériés du mois. Pour les parents véreux, voilà des célébrations qui vont applatir leurs finances, à peine sortis d’une rentrée scolaire où ils ont eu du mal à joindre les deux bouts, ils ont de nouveau les pieds joints à cause des festivités de fin d’année.

Aussi, avec la crise économique actuelle, plus étonnant que le problème de sécurité routière où chauffeurs comme agents de contrôles cherchent à augmenter leurs gains, beaucoup plus en ce mois de décembre qui impose de se satisfaire et de satisfaire les autres.

Dans les rues, c’est un tout autre débat qui alimente les jeunes garçons, pour eux, contrairement à ce qu’ont chanté les artistes ivoiriens au sujet dudit mois, décembre est une opportunité de sélections des conquêtes, et surtout celle de s’offrir la plus belle pour le reveillon du 31, les filles qu’ils comptent conquérir grâce à des maudiques sommes, des vêtements, ou de simples coiffures.

C’est autant de faits qui ont conduit AGR Consulting, une structure qui fait dans l’accompagnement des entreprises à organiser ce 8 décembre une conférence débat dont le but principal était de conseiller et de sensibiliser les jeunes sur la nécessité de faire un bilan de l’année qui s’écoule avant d’aborder celle avenir, et cela selon Jessica METOULE m’ENGONGA passe par une connaissance du potentiel dont on dispose, se fixer des objectifs à atteindre, et l’acte de consécration, a-t-elle martelé en s’adressant à son auditoire.

 

Récit : Linda NGYNGONE

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