ALGÉRIE : Abdelaziz BOUTEFLIKA renonce à son 5ème mandat et reporte le scrutin

En exercice depuis une vingtaine d’années, le Président Abdelaziz BOUTEFLIKA a annoncé ce lundi, 11 mars qu’il renonçait à briguer un 5e mandat et que l’élection présidentielle serait repoussée.

Abdelaziz Boutlefika, Président de l’Algérie depuis 1999.

L’annonce a été faite via une lettre publiée par l’Agence officielle APS qu’il renonçait à briguer un cinquième mandat, le scrutin qui aurait eu lieu ce 18 avril était repoussé et qu’il aura désormais lieu : « dans le prolongement d’une conférence nationale » chargée de réformer le système politique et d’élaborer un projet de Constitution d’ici fin 2019.

Il est rentré dimanche 10 mars de Genève après 15 jours d’hospitalisation pendant lesquels sa candidature à l’élection présidentielle, avait été fortement contestée dans le pays.

Selon cette annonce : « Il s’agit ainsi de satisfaire une demande pressante que vous avez été nombreux à m’adresser dans votre souci de lever tout malentendu quant à l’opportunité et à l’irréversibilité de la transmission générationnelle à laquelle je me suis engagé », précise-t-il.

Une nouvelle Constitution soumise à un référendum Abdelaziz BOUTEFLIKA affirme ensuite que des changements importants et imminents vont avoir lieu au sein du gouvernement.

Le Premier Ministre Ahmed OUYAHIA a par ailleurs déjà remis sa démission affirme la chaîne de télévision Ennahar. Il est remplacé par l’actuel Ministre de l’Intérieur Noureddine BEDOUI. Ramtame LAMAMRA, prend lui le poste de Vice-Premier Ministre.

La présidence évoque également la mise en place d’une instance présidentielle plurielle avec à sa tête un Président qui sera une personnalité nationale indépendante. C’est cette instance qui dirigera une Conférence nationale inclusive qui devra permettre la mise en place d’une nouvelle Constitution qui sera soumise à un référendum populaire avant la tenue d’une nouvelle élection présidentielle. En attendant, pour assumer les missions d’administration et des services de sécurité, la présidence a annoncé qu’un gouvernement de compétence nationale sera mis en place.

Reste aujourd’hui une grande question : comment va-t-on inclure cette opposition et la population au cours des prochains mois dans cette grande Conférence nationale puisque ce que la population a demandé dans ses manifestations ces dernières semaines, c’est aussi un changement de système politique. Reste à savoir si cette demande sera entendue.

 

Récit: Ryan NZIENGUI/ source: presse algerienne.

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